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Tous les ans, quelque 300 personnes sont traitées dans les deux Centres pour grands brûlés du Québec. Parmi elles, on retrouve des femmes, des hommes et même à l’occasion des enfants. Ces victimes de brûlures graves proviennent de tous les milieux et de toutes les professions ; parfois même des pompiers…

La Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés est le seul organisme au Québec qui amasse des fonds pour soutenir les soins et l’aide aux grands brûlés.

La Fondation doit sa force à l’engagement des pompiers de l’ensemble du Québec qui en compagnie de précieux partenaires, s’unissent depuis plus de 25 ans pour mener à bien la mission de la Fondation :
promouvoir et aider la cause des grands brûlés du Québec

Grâce aux sommes amassées, la Fondation peut ainsi financer les programmes de recherche et les programmes de réadaptation, acheter de l’équipement surspécialisé, financer un camp d’été pour les enfants ainsi que de venir en aide aux victimes et leur famille grâce à son fonds d’urgence et d’aide directe.

La Fondation promeut également la prévention des incendies et les comportements prudents face aux dangers de brûlures.

Conseil d’administration

Jean-François Hamel

Président

Dominic Beauchamps

Vice-président

Simon Bussières

Vice-président

André Godbout

Vice-président

Michel Roy

Trésorier

Raymond Barabé

Secrétaire

Patrick Audy

Administrateur

Richard Carpentier

Administrateur

Alain Chevalier

Administrateur

Sylvain Dufresne

Administrateur

David Fortier

Administrateur

Claude Gagné

Administrateur

André Lamoureux

Administrateur

Charles Lehouillier

Administrateur

Éric Limoges

Administrateur

Ronald Martin

Administrateur

Martin Payette

Administrateur

Jean-François Piché

Administrateur

Sylvain Roy

Administrateur

David Saint-Jean

Administrateur

Marwan Shedeed

Administrateur

Serge Sochodolsky

Administrateur

Stéphane St-Pierre

Administrateur

Dave Vallières

Administrateur

équipe

Sylvie Tremblay

Directrice générale

Marie-Josée Chalifour

Chargée de projets-Communications

Amélie Drouin

Adjointe à la direction

Marie-Hélène Sabourin

Adjointe-Coordonnatrice aux activités bénévoles

parrain d'honneur

Robert Marien

Parrain d’honneur de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés (FPQGB) depuis 21 ans, le comédien, chanteur et metteur en scène Robert Marien soutient toujours généreusement la cause des grands brûlés, bien qu’il soit à l’extérieur du pays pendant de nombreux mois depuis quelques années

De retour au Québec après avoir parcouru plusieurs grandes villes d’Asie et d’Europe, dont Vérone où il a fait le réputé spectacle d’ouverture du Festival d’opéra des Arènes de Vérone en mai dernier,  Robert travaille actuellement sur la mise en scène d'une nouvelle comédie musicale en anglais « N, the Queen of Paris ».

Il prépare également une série de concerts pour Tokyo, au Tokyu Orb Theatre, du 13 au 19 octobre, et repart en début décembre vers la Corée du Sud pour y interpréter Frollo dans Notre-Dame de Paris en français jusqu’à la fin avril 2015.

Il travaille aussi comme conseiller artistique et metteur en scène avec deux chanteurs inconnus, Anne Matte et Éric Bernier, qui se paient un spectacle avec une centaine de choristes intitulé « Deux inconnus »  pour le 1er novembre au Théâtre de la Ville, à Longueuil.


Témoignages

Luc Turcotte

Luc Turcotte, opérateur de chaudières pour l’entreprise Cascades, a été victime d’un grave accident de travail à l’usine de Jonquière le 16 mars 2013. Comme le niveau de l’eau des chaudières chutait considérablement, il a procédé à une inspection du cendrier (nom donné à la section où brûlent les copeaux de bois pour faire bouillir l’eau des chaudières situées juste au-dessus) et a ouvert les portes croyant n’y apercevoir que quelques coulisses d’eau le long des parois. Ce sont plutôt des litres et des litres d’eau bouillante qui se sont déversés sur lui, brûlant presque tout son corps.

Ses collègues ont composé sans tarder le 9-1-1, et les ambulanciers ont vite amené Luc Turcotte à l’hôpital de Jonquière. Mais, compte tenu de sa situation, il a été transféré dans la même journée au Centre des grands brûlés de l’Hôpital Enfant-Jésus de Québec.

Brûlé sur 90 % de la surface de son corps, Luc Turcotte a dû être plongé dans le coma durant deux mois et demi, période au cours de laquelle on lui a fait une trachéotomie et plusieurs greffes de peau. Comme il était gravement brûlé sur l’ensemble de son corps (deuxième degré sévère et troisième degré), les chirurgiens n’ont pu prélever beaucoup de peau intacte pour ses greffes. Sa peau a donc été reconstruite au Laboratoire d’organogénèse expérimentale (LOEX), à Québec, grâce à une petite partie de peau saine prélevée au niveau de l’aine de monsieur Turcotte. Cette peau reconstruite bilamellaire contient les deux couches de la peau, le derme et l’épiderme, et est très complexe à produire. Une utilisation judicieuse de cette peau reconstruite bilamellaire peut améliorer grandement la rapidité de la guérison du grand brûlé et, par conséquent, sa qualité de vie. Luc Turcotte en est un exemple concret. Sans cette peau bilamellaire, il ne serait pas là aujourd’hui !

Luc Turcotte a subi 16 opérations en trois mois et demi, ce qui équivaut à l’utilisation de 4 feuilles de peau cultivée (une feuille mesure 8 pouces sur 11 pouces, comme une feuille de papier).

Finalement, Luc est sorti de l’hôpital le 2 juillet 2013 et a été transféré à l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) pour y poursuivre des traitements de physiothérapie et d’ergothérapie. Il y est resté jusqu’au 15 septembre, mais a continué ses traitements en consultation externe jusqu’au 28 novembre 2013. Il est retourné chez lui, au Saguenay, et il y poursuit ses traitements, toujours en consultation externe.

Sa conjointe, Audrey, a été d’un grand soutien pendant la convalescence de Luc. Si elle a pu rester auprès de lui durant son hospitalisation et sa réadaptation, c’est grâce à Cascades qui leur a fourni de l’hébergement dans la région de Québec jusqu’à leur retour à la maison.

Luc Turcotte est très reconnaissant envers l’équipe du LOEX, dirigée par le docteur François Auger. C’est grâce à leurs travaux de recherche que ce traitement de peau bilamellaire a été rendu possible et ainsi lui sauver la vie.

Émile Couillard

C’était une journée du printemps de 2011 comme les autres pour Émile, trois ans et demi, et sa famille. Le petit bonhomme curieux profitait d’une belle journée en plein air avec ses parents, son frère et sa sœur, tandis qu’un feu de jardin consumait ses dernières braises. Cathy Lapierre et son mari, Patrice Couillard, supervisaient tous deux leurs trois enfants et leurs amis qui s’amusaient. Émile s’est détaché du groupe et a couru en direction du feu de jardin. Ne regardant pas en avant de lui, il se retrouva tête première dans les braises encore chaudes. Le père aperçut Émile trébucher mais il était déjà trop tard.

Ce qui est arrivé ensuite semble flou dans l’esprit de la famille. Le père a arrosé Émile à l’aide du boyau d’arrosage jusqu’à l’arrivée des ambulanciers. Ensuite Émile a été emmené de toute urgence à l’Hôpital du Haut-Richelieu, puis transféré immédiatement au Centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants afin de recevoir des traitements spécialisés. Le tout-petit avait subi sur environ 15 % de son corps de graves brûlures aux mains, aux avant-bras, au visage et au cou qui exigeaient une importante prise en charge au niveau de la douleur, des greffes de peau et d’autres interventions de soins des plaies.

« Nous avons été à l’hôpital pendant trois semaines complètes, se souvient Cathy Lapierre, et Émile souffrait terriblement. Il était incapable de bouger » Pendant l’hospitalisation d’Émile, ses médecins ont effectué une greffe de peau sur les avant-bras et les mains pour favoriser la cicatrisation des brûlures les plus graves. Les médecins ont prélevé une couche mince de peau sur ses cuisses, qui n’avaient pas été touchées par les brûlures, pour recouvrir les parties atteintes et ainsi favoriser la guérison.

Le chemin vers la réadaptation a toutefois été long, soit deux  ans. Même si le processus a été long et pénible, les parents d’Émile étaient reconnaissants de compter sur l’équipe de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants, qui leur a apporté un soutien exceptionnel. « Dès que nous nous posions des questions, que nous avions des inquiétudes ou que nous voulions plus d’information, ils étaient là pour nous aider. L’équipe a toujours été présente et a continué à nous supporter même après notre départ de l’hôpital.»

De l’incident, les parents d’Émile ont  appris qu’on n’est jamais trop prudent en matière de prévention : « on ne pense jamais que des choses comme celles-là peuvent nous arriver, mais il suffit d’une fraction de seconde! »

Émile est maintenant un garçon de six ans et demi, heureux et en santé qui est en première année. Il est un enfant résilient, gentil et compatissant qui a peu de souvenirs de l’accident mais qui en garde des séquelles physiques qui nécessiteront des soins pendant encore plusieurs années.

Cet été, le garçonnet a eu le plaisir de participer à un camp pour les enfants qui ont subi des brûlures comme les siennes, grâce à L’Association des grands brûlés F.L.A.M. en collaboration avec Entraide Grands Brûlés et La Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés (FPQGB). Lui, son frère et sa sœur ont ainsi passé une semaine passionnante au Ranch Massawippi.

La FPQGB subventionne le Centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants en fournissant de l’équipement dont un lit thérapeutique Kinair IV et deux matelas RIK ainsi qu’en collaborant à la réalisation d’un guide pour les grands brûlés intitulé « La gestion des traumatismes par brûlure chez les enfants et les adolescents », le tout pour un montant 55 000 $.

Carlo Mattiuzzi

L’année 2007 s’annonçait très prometteuse pour Carlo Mattiuzzi. Il avait tout ce qu’un jeune homme de 31 ans pouvait désirer : une belle carrière d’ingénieur, une copine qu’il aimait énormément et plusieurs projets en vue, dont un voyage en Égypte ainsi que l’achat d’une maison. Par contre, ce que Carlo ne savait pas, c’est que l’année 2007 lui réservait une épreuve que le commun des mortels n’aura jamais à vivre durant sa vie.

Le soir du 22 janvier 2007, Carlo se retrouve à l’appartement de sa copine où il s’apprête à cuisiner ses fameux calmars frits. Il met un chaudron d’huile sur le feu et se dirige vers la chambre pour changer de vêtements. Il a à peine le temps d’enfiler son pantalon qu’il entend un bruit anormal provenant de la cuisine. Il se précipite vers la source du bruit et constate que le chaudron est en feu. Se croyant chez lui, il cherche son extincteur, mais il réalise très vite que sa copine n’en possède pas. Pris de panique et saisi par le cri de sa petite amie lui demandant de faire quelque chose, Carlo s’en remet au plan B : ouvrir la porte extérieure de la cuisine et sortir le chaudron pour empêcher le feu de se propager. Malheureusement, cette décision téméraire lui coûtera cher…

Carlo saisit le chaudron, mais celui-ci se renverse et son contenu tombe directement sur ses pieds nus. Par la suite, en essayant de s’extirper de sa facheuse position, ses pieds glissent sur l’huile bouillante maintenant répandue sur le plancher et il tombe par terre baignant ainsi dans une mare qui lui inflige des douleurs atroces. Heuseusement, Carlo ne perd pas conscience et réussit à atteindre la douche pour asperger ses brûlures avec de l’eau froide. Sa copine et lui réussissent à évacuer l’appartement et attendent les secours à l’extérieur où un froid glacial de janvier lui rappelle que sa mésaventure est loin d’être terminée…

Un exemple de détermination!
Arrivé au Centre des grands brûlés de l’Hôtel-Dieu de Montréal, les médecins constatent la gravité des brûlures et ne sont pas sûrs de pouvoir sauver les pieds de Carlo. Contre toute attente, les chirurgiens réusissent à sauver tous ses membres… même ses petits orteils! Carlo a subi des brûlures au deuxième et au troisième degrés sur 32 % de son corps, dont une petite portion au cou et au visage (deuxième degré superficiel). Hospitalisé pendant un mois et demi au Centre des grands brûlés, Carlo a été maintenu dans un état comateux pendant trois semaines. Durant son séjour, il a subi plusieurs greffes de la peau et, à son réveil, il est impressionné par la passion et le dévouement des professionnels de la santé qui lui prodiguent des soins exceptionnels.

Au début d’avril 2007, Carlo est transféré à l’hôpital de réadaptation Villa Medica pour un séjour de deux semaines au cours desquelles les séances de physiothérapie et d’ergothérapie se sont succédé sans relâche. Pendant cette période, sa copine lui apprend qu’elle veut le quitter ; son moral prend un dur coup. Malgré tout, Carlo n’abandonne pas. Grâce au soutien de sa famille et à son caractère combatif, il ne perd pas espoir et se lance un défi personnel : s’entraîner au maximum pour dépasser la forme physique qu’il avait avant son accident. Après un an d’ergothérapie et de physiothérapie en clinique externe ainsi qu’un entraînement personnel rigoureux, sa capacité de préhension surpasse la norme pour un homme de son âge, soit plus de 55 kilos de force au niveau de ses mains brûlées.

Carlo a accepté d’être l’un des porte-parole pour de la campagne Lotopompier 2008 parce qu’il tient à remercier la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés, les professionnels de la santé ainsi que tous ceux et celles qui, chaque année, achètent les célèbres billets à gratter. La majeure partie des sommes amassées est destinée à la recherche et au soutien des victimes de brûlures. Sans cette aide, il est convaincu que son épreuve aurait été beaucoup plus difficile à surmonter. Aujourd’hui, Carlo a repris toutes ses actvités et les sports qu’il pratiquait avant son accident et, en plus, il est plus en forme que jamais!


Jessica Valiquette

"Je donnais un coup de main à mon collègue pour nettoyer la chambre à peinture avec du solvant et une polisseuse électrique. Il manipulait la machine, et moi j’essuyais le plancher tout au fond de la pièce. Une simple étincelle provoquée par l’appareil, sur un sol enduit de produits chimiques, et cela a suffit à enflammer la pièce et… mes vêtements. Les employés ont réussi à me sortir du garage et à éteindre les flammes, mais il était déjà trop tard."

Jessica est brûlée au troisième degré sur 44 % de son corps, des bras jusqu’aux pieds. Hospitalisée au Centre des grands brûlés de l’Hôtel-Dieu de Montréal, elle est maintenue pendant 14 jours dans un état comateux provoqué. La première semaine, durant laquelle elle reçoit plusieurs transfusions de sang, s’avère critique. On doit l’alimenter par gavage pour l’aider à recouvrer ses forces et, surtout, pour que ses tissus puissent se reconstruire. Elle séjourne au Centre des grands brûlés pendant 48 jours au cours desquels elle subit plusieurs greffes de la peau, celle-ci étant prélevée sur son dos et provenant également de donneurs. Elle bénéficie de la technique de culture de peau développée au Laboratoire d’organogénèse expérimentale de Québec (LOEX). Grâce à un échantillon prélevé sur le dos de Jessica et cultivé au laboratoire de Québec, les chirurgiens plasticiens réussissent une greffe qui lui permettra de guérir plus rapidement.

Jessica sort de l’hôpital avant Noël et rentre au Centre de réadaptation Villa Médica, à Montréal, pour un séjour d’environ un mois et demi. Entre les séances de physiothérapie, d’ergothérapie, de massothérapie et d’hydrothérapie, elle réapprend à marcher, à manger et à écrire. Revenue à la maison, elle poursuit ses traitements d’ergothérapie et de massothérapie à raison de trois fois par semaine.

Jessica a accepté d’être porte-parole pour la campagne Lotopompier 2004 car elle veut remercier tous ceux et celles qui l’ont soignée et aidée à se rétablir. Consciente que l’équipement et la recherche coûtent très chers, elle veut aider la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés pour que d’autres puissent bénéficier des même soins de qualité.

Marian Leclerc

Nous sommes le 22 juillet 2011, et la journée est chaude et ensoleillée. Marian Leclerc, 28 ans, décide alors de couper son gazon. Constatant qu’il n’y a plus d’essence dans sa tondeuse, elle va chercher le bidon dans le cabanon, revient, enlève le bouchon et le dépose sur la pelouse. Puis survient un appel téléphonique. Marian rentre à la maison et parle un long moment, mettant de côté la tonte du gazon et oubliant le bidon sans bouchon laissé sur la pelouse. De retour à l’extérieur, elle ferme la porte du cabanon et quitte sa résidence pour une bonne partie de la journée.

Lorsqu’elle revient à la maison, elle fait quelques appels pour planifier sa soirée avec des amis, son copain étant au travail. Finalement, passant la soirée toute seule, elle décide de s’installer confortablement dehors avec un bon livre, devant un feu de foyer, comme elle le fait souvent. Après plus de 45 minutes, elle ajoute dans le foyer les deux dernières bûches qui restent. Quelques secondes à peine après avoir ouvert la porte du foyer, un son qu’elle n’oubliera jamais se fait entendre. Elle constate rapidement que le feu se propage sur sa main droite et son avant-bras droit! Elle se roule sur la pelouse en hurlant de douleur. C’est à ce moment qu’elle aperçoit le bidon d’essence en flammes, celui qu’elle avait déposé là le matin même…

Des voisins lui portent secours et appellent le 9-1-1. Elle est conduite vers l’hôpital Honoré-Mercier, à Saint-Hyacinthe et, après deux jours d’hospitalisation, elle est finalement transférée au Centre des grands brûlés de l’Hôtel-Dieu de Montréal. Diagnostic : brûlures au troisième degré sur 11 % de la surface de son corps, soit la main et l’avant-bras droits, jusqu’à l’omoplate, ainsi que du côté droit sur le mollet, la cuisse et la fesse. S’ensuivent des greffes de peau et, après une hospitalisation d’une dizaine de jours, elle est transférée au Centre de réadaptation Villa Medica, pour une durée d’environ trois semaines au cours desquelles elle reçoit des traitements de physiothérapie et d’ergothérapie.

Marian retourne enfin chez elle, mais doit se rendre au Centre montérégien de réadaptation de Saint-Hyacinthe trois fois par semaine, en plus d’une visite hebdomadaire à Villa Medica pour le suivi de sa condition. À l’automne 2012, Marian Leclerc n’est plus en réadaptation et retourne à ses fonctions d’éducatrice le 1er octobre.

Marian Leclerc a accepté d’être porte-parole de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés afin de sensibiliser les gens aux sources de danger et de partager son expérience personnelle. Les patients grands brûlés déterminés à survivre et les thérapeutes passionnés qu’elle a côtoyés sont devenus une seconde famille pour elle et aussi une source d’inspiration.

Elle avoue qu’elle ne pourra jamais assez remercier les gens qui l’ont secourue et soutenue dans cette épreuve, dont ses voisins, les deux Nathalie et Christian, ainsi que son copain François, sa famille, ses amis, les grands brûlés Marc et Yannick, les thérapeutes, sans oublier le Dr Léo Lasalle, médecin traitant à Villa Medica et cofondateur et président de l’organisme Entraide Grands Brûlés. Sans eux, son chemin aurait été beaucoup plus ardu…

Sylvain Duval

Au moment de son accident, le 14 octobre 2004, Sylvain Duval est un jeune homme de 28 ans, apprenti électricien depuis trois ans et demi. Il avait prévu passer ses examens d'électricien cinq mois plus tard. Malheureusement, tout a basculé…

Travaillant dans une salle de distribution électrique d'une tour de bureaux du centre-ville de Montréal, il devait passer un câble de traction dans un conduit pour pouvoir tendre un fil devant servir à alimenter une génératrice. Ce câble est entré en contact avec un fil de 600 volts, produisant une vive explosion à environ deux pieds de lui. Les flammes ont embrasé son thorax, ses mains et ses bras ainsi qu'une oreille. Son patron s'est alors jeté sur lui pour éteindre le feu. Quelques instants plus tard, une ambulance transportait Sylvain au Centre des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Sylvain a été brûlé sur 50 % de son corps, dont 26 % au troisième degré et 24 % au deuxième degré. Hospitalisé pendant un mois et demi au Centre des grands brûlés, Sylvain a été maintenu dans un état comateux pendant deux semaines. Durant son séjour, il a subi plusieurs greffes de la peau, bénéficiant de la technique de culture de peau développée au Laboratoire d'organogénèse de Québec (LOEX). Grâce à un échantillon prélevé sur le corps de Sylvain et cultivé au laboratoire de Québec, les chirurgiens plasticiens ont réussi les greffes qui permettront au jeune homme de guérir plus rapidement.

Au début décembre, Sylvain a été transféré à l'hôpital de réadaptation Villa Medica pour un séjour de deux semaines au cours desquelles les séances de physiothérapie et d'ergothérapie se sont succédé sans relâche. Maintenant de retour à la maison, il poursuit ses traitements quotidiennement en clinique externe.

Sylvain a accepté d'être porte-parole pour la campagne Lotopompier 2005 parce qu'il tient à remercier la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés et tous ceux et celles qui, chaque année, achètent les célèbres billets à gratter. La majeure partie des sommes amassées vont à la recherche et, selon lui, c'est grâce à celle-ci s'il peut déjà, quelques mois seulement après l'accident, réutiliser ses mains. Gardant son optimisme. Il est désormais de retour au travail !

Anny Berthiaume

Il faut parfois si peu de choses pour qu’une vie bascule. Une envie de guimauves grillées par un beau soir d’été, l’ignition spontanée d’un activant à feu, la fulgurance de l’élément dévastateur, auront définitivement marqué Anny Berthiaume, gravement brûlée au visage, aux bras et aux jambes, à l’âge de six ans.

Atteinte sur plus de 55 % de la surface de son corps, Anny amorce alors avec courage le long combat du traitement, de la reconstruction et de la réhabilitation. Il lui faudra aussi beaucoup d’humour et d’audace pour affronter l’intolérance des gens  « normaux » , forcer la main des institutions scolaires pour être admise à l’école régulière, contrer la discrimination à l’embauche et même conserver un emploi, résister au rejet d’un monde malade d’esthétisme, s’ouvrir aux autres et développer des stratégies d’approche qui permettent aux  « bien portants  » d’apprivoiser son visage et son corps.

Des années plus tard, après trente opérations et des milliers d’heures de physiothérapie, Anny Berthiaume exerce le métier d’inhalothérapeute qu’elle pratique d’ailleurs avec passion. Elle est retournée aux études dans le but de travailler de nouveau auprès des enfants,  « qui, eux, voient avec les yeux du cœur » , souligne-t-elle. Anny est mariée et mère de deux enfants, maintenant devenus adultes. De plus, la fille de son conjoint, Catherine, occupe une place importante dans sa vie.

Croyante et bénéficiant d’une santé et d’une résistance à toute épreuve, Anny mord dans la vie et passe outre les obstacles. Elle s’engage à fond dans sa communauté et multiplie tournées dans les écoles et les centres de jeunes, témoignages, conférences, interviews, pour partager les leçons de sagesse et la joie de vivre qu’elle a su tirer de sa terrible expérience. Aujourd’hui, elle prépare un livre dans lequel elle nous racontera son histoire et le long parcours qui l’ont menée à l’acceptation de soi malgré toutes les difficultés rencontrées.

 « Je ne voudrais pas d’une vie facile, parce que les épreuves m’ont fait grandir » , de dire Anny Berthiaume, qui a généreusement accepté de transmettre le message de la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés.

Elle est depuis conférencière et auteure, pour en savoir plus cliquez ici

Sylvia Garand

En 1996, Sylvia Garand est une jeune femme de 37 ans dont l’avenir semble très prometteur. Avec trois baccalauréats en poche – en traduction et interprétation, en linguistique et en enseignement -, Sylvia se destine à une carrière d’enseignante du primaire. Mais le 20 juin, le sort en décide autrement…

Durant cette soirée, Sylvia se rend dans un bistrot de Shawinigan, d’où elle est originaire. Avant de quitter l’établissement, elle se dirige aux toilettes. Un mégot de cigarette encore allumé et abandonné sur le plancher de la salle de bain touche le bas de son pantalon, fait de polyester. Ne se doutant pas du drame qui se jouera lorsqu’elle sortira de la pièce, elle ouvre la porte et c’est à ce moment que le courant d’air enflamme tout son corps. Elle devient une véritable torche humaine! Elle essaie en vain d’éteindre le feu en se roulant par terre. Horrifiés, les clients et la serveuse ne savent pas quoi faire. Sylvia est brûlée vive en l’espace de quelques minutes à peine tout en restant consciente.

S’ensuit un branle-bas de combat où pompiers, policiers et ambulanciers font tout pour la sauver. À l’hôpital de Shawinigan, où la jeune femme est transportée, on constate qu’elle est profondément brûlée au troisième degré sur 91 % de son corps, et le reste au deuxième degré. Le médecin d’urgence et le personnel infirmier n’ont jamais vu une personne aussi grièvement atteinte et encore vivante. Grâce aux directives données au téléphone par les spécialistes du Centre des grands brûlés de l’Hôpital Saint-Sacrement, à Québec, l’urgentologue réussit à stabiliser Sylvia afin qu’elle puisse être transférée le plus rapidement possible à Québec.

Le début d’un long cheminement
À son arrivée au Centre des grands brûlés, constatant l’ampleur des brûlures et la douleur intense de la jeune femme, les médecins décident de provoquer un coma. Ces derniers commencent alors les débridements pour trouver un peu de peau saine en vue de procéder à la culture de peau. Alors que Sylvia est intubée et branchée à un respirateur, on évalue ses chances de survie à 2 %.

Elle sort du coma quatre mois plus tard. On annonce à la mère de Sylvia que sa fille vivra, mais ne pourra plus jamais marcher en raison de ses chevilles beaucoup trop brûlées et des greffes qui tiennent par miracle. La qualité de vie de Sylvia s’annonce passablement hypothéquée…

Au total, Sylvia a vécu 14 mois d’hospitalisation, dont 5 mois passés au Centre des grands brûlés de Québec lors de la phase aiguë, 5 mois au Centre François-Charron en réadaptation intensive et 4 mois supplémentaires au Centre des grands brûlés, pour une autre période de réadaptation intensive, en plus des nombreuses chirurgies auxquelles elle a dû se soumettre.

Au mois d’août 1997, Sylvia est de retour à la maison, mais elle continue de subir diverses opérations et plusieurs greffes. En tout, 72 chirurgies sous anesthésie générale sont réalisées pour lui permettre d’améliorer sa mobilité et sa qualité de vie. Et ce n’est pas terminé si elle veut conserver cette mobilité. Sylvia est toujours en réadaptation active. La surface de son corps se compose à 65 % de culture de peau. Elle vit constamment avec la douleur, évaluée à 6 ou 7 sur une échelle de 10, et doit prendre plusieurs médicaments antidouleur chaque jour.

Après de nombreuses séances de physiothérapie et d’ergothérapie, et avec une bonne dose de détermination, Sylvia réapprend à marcher avec une canne et utilise un fauteuil roulant uniquement pour les longues distances.

À cette époque, Sylvia connaît très bien son état et doit apprendre à vivre avec ses handicaps et ses limitations. Elle doit faire le deuil de son corps  » d’avant  » et sait qu’elle ne pourra plus jamais travailler, ni pratiquer ses sports préférés, le ski alpin et le vélo. Elle doit faire une croix sur la vie qu’elle a connue jusqu’à cette tragique soirée du 20 juin 1996.

Plus de 15 ans plus tard….
Aujourd’hui âgée de 48 ans, Sylvia regarde le chemin parcouru et elle en est très fière. Forte de son cheminement spirituel, elle apprend à vivre un jour à la fois avec l’homme de sa vie, qu’elle a rencontré après son accident. Elle a choisi de vivre heureuse et a apprivoisé son corps meurtri. Actuellement, elle fait de la recherche sur la douleur chronique et donne des conférences dans les écoles pour transmettre un message d’espoir. Tout en faisant du bénévolat, elle a commencé à écrire son histoire.

Sylvia Garand a généreusement accepté d’être porte-parole des grands brûlés pour la 24e campagne Lotopompier afin de rendre hommage à tous ces hommes et femmes qui, grâce à leur ténacité et à leur appui, ont su lui donner les soins nécessaires pour la sauver. Elle veut aussi rendre hommage aux pompiers et à tous les bénévoles qui, chaque année, amassent des fonds qui permettent d’améliorer les traitements aux grands brûlés et de poursuivre la recherche. Comme elle le dit si bien : « Je leur dois la vie! »




Rapports annuels

Édition 2015-2016


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Édition 2011-2012


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